Les barques de Khoufou
Les barques solaires de Khoufou : désormais au GEM
L’ancien musée de la barque solaire a disparu. Les deux embarcations de Khoufou, vieilles de 4 500 ans, se trouvent désormais au GEM, et vous pouvez assister à la reconstruction de la seconde.
Check dates and availability ↗Les deux barques de Khéops
| Premier bateau | Deuxième bateau | |
|---|---|---|
| Inclus | 1954, côté sud de la Grande Pyramide | 1954, la même fouille |
| Condition | Entièrement reconstruit | Environ 1 650 éléments en cèdre, conservés |
| Tel qu'il est présenté | Suspendu dans la salle des bateaux | Sur échafaudage, assemblage en cours sous les yeux du public |
| Arrivé au GEM | Août 2021 | Extraction achevée en 2021 ; panneaux déplacés dans la salle |
| Billet | Inclus dans le billet d'entrée du GEM | Inclus dans le billet d'entrée du GEM |
Le musée qui se dressait autrefois au pied de la pyramide
Pendant des décennies, la première barque de Khéops a été présentée dans un musée construit sur mesure, adossé au flanc sud de la Grande Pyramide — une structure trapue dont des générations de visiteurs se souviennent, et qui a fait l'objet de critiques constantes pour avoir été érigée sur un site classé au patrimoine mondial. Ce musée n'est plus. La barque a été transférée au GEM en août 2021 à bord d'un véhicule de transport intelligent télécommandé, lors d'une opération nocturne couvrant la courte distance au pas de promenade. C'est ce transfert qui explique qu'il n'existe plus de billet séparé pour la barque solaire à Gizeh, et que les embarcations font désormais partie intégrante de votre billet d'entrée au musée.
Un navire en cèdre vieux de 4 500 ans
Les deux embarcations ont été découvertes en 1954, enfouies dans des fosses scellées sur le flanc sud de la Grande Pyramide de Khéops. La première a été exhumée puis méticuleusement reconstituée au cours des années 1960 à partir de plus d'un millier de pièces de cèdre, assemblées selon la méthode antique, par des ligatures de cordage plutôt que par des clous. C'est l'un des navires les plus anciens, les plus grands et les mieux préservés de toute l'Antiquité. Au GEM, il est suspendu le long d'un côté d'un hall spécialement conçu, éclairé de telle sorte que les lignes de coque et l'assemblage soient lisibles depuis le sol comme depuis les niveaux supérieurs.
Assister à une restauration en direct
Le second bateau est la raison pour laquelle il faut vraiment prendre le temps de visiter cette salle. Ses quelque 1 650 éléments en cèdre ont été extraits d'ici 2021 dans le cadre d'un projet conjoint égypto-japonais, conservés, puis transférés dans la salle d'exposition elle-même, où le remontage s'effectue sur un échafaudage face à l'embarcation achevée. Les visiteurs peuvent suivre le travail en cours — le musée décrit cela comme une occasion d'assister en direct à la conservation et au remontage. Lors du transfert des panneaux, le processus devait prendre environ quatre ans. Rares sont les musées au monde où l'on peut rester debout à regarder un artefact d'une telle importance être reconstitué sous ses yeux.
Ce que le hall explique
Les collections vont bien au-delà des objets eux-mêmes. Elles explorent l'utilisation de ces embarcations sur le Nil, les techniques de construction d'une coque assemblée par couture plutôt que par fixation, leur rôle dans le commerce et la culture égyptienne, l'histoire de leur excavation moderne, ainsi que les théories concurrentes sur leur fonction réelle. Cette dernière question demeure véritablement sans réponse : s'agissait-il de barques funéraires destinées à porter le roi dans l'au-delà, de navires réellement utilisés de son vivant, ou d'un dépôt rituel ? Le débat reste ouvert. Le hall présente les arguments sans trancher.
Il est déjà inclus dans votre billet
La plateforme officielle de billetterie inclut le Musée des barques de Khoufou parmi les zones couvertes par le billet d'entrée standard, aux côtés des galeries de Toutânkhamon, des galeries principales, du Grand Hall, du Grand Escalier, de l'espace commercial et des jardins extérieurs. Aucun supplément n'est requis, aucune réservation séparée n'est nécessaire, et les cinq sections de l'audioguide le mentionnent. Comme la salle se trouve légèrement à l'écart du parcours principal des galeries, c'est aussi la partie du GEM que les visiteurs pressés ont le plus tendance à zapper — ce qui est bien dommage, car elle abrite le plus ancien grand navire jamais découvert, ainsi qu'un projet de conservation actif que l'on peut observer à travers la barrière.